Gestion des engins de pêche fantômes en Amérique du Nord
État actuel : Conclu
Plan opérationnel : 2022
Durée du projet : 36 mois
Date de début du projet : décembre 2022
Les engins de pêche fantômes (engins de pêche abandonnés, perdus ou rejetés [EPAPR]) représentent un type de débris marins particulièrement nuisibles. Le Global Ghost Gear Initiative (GGGI, Projet mondial de gestion des engins de pêche fantômes) constitue la plus importante alliance intersectorielle vouée à la résolution de ce problème, et les gouvernements du Canada, du Mexique et des États-Unis y participent. Dans le cadre de ce projet, ils collaboreront avec les membres de la GGGI afin d’inciter les collectivités à prévenir la présence d’engins de pêche fantômes, à en réduire le nombre et à les récupérer, et à acquérir des connaissances qui favoriseront une gestion responsable des engins de pêche en service et en fin de vie utile.
Si vous désirez en savoir plus sur ce projet, en voici la description détaillée.
Enjeux
- À l’échelle mondiale, au moins 640 000 tonnes d’EPAPR se retrouvent chaque année dans les océans, où ils nuisent à la vie dans le milieu marin, réduisent les stocks de poissons et ont des répercussions sur les moyens de subsistance.
- Pour trouver des solutions à ce problème, il est essentiel d’établir des relations avec les pêcheurs, l’industrie de la pêche et les décideurs.
- Il faut acquérir de nouvelles connaissances afin de prévenir la présence des engins de pêche fantômes, de trouver des solutions pour en réduire le nombre et de gérer les engins en fin de vie utile.
But
Ce projet vise à prévenir la présence et à réduire le nombre d’engins de pêche fantômes au Canada, au Mexique et aux États-Unis en élaborant des outils qui permettront d’appliquer des pratiques exemplaires au sein de l’industrie de la pêche à propos des EPAPR, de mieux sensibiliser ses membres et de les inciter à collaborer, de déterminer les lacunes en matière de connaissances et de données, et de soutenir la gestion responsable des engins de pêche en fin de vie utile dans les collectivités de pêcheurs situées en zones côtières.
Résultats escomptés
- Le renforcement des capacités des collectivités afin de faciliter la prévention de la présence d’EPAPR et leur récupération.
- L’élaboration de lignes directrices, de pratiques exemplaires, de protocoles et de documents faisant état d’enseignements tirés de l’expérience en vue de faciliter la réduction du nombre d’EPAPR.
- L’acquisition de connaissances sur l’efficacité des technologies de localisation des engins de pêche.
- La formulation de recommandations quant aux possibilités de gestion des engins de pêche en fin de vie utile.
Principaux résultats
Ce projet a permis de considérablement réduire le nombre d’engins de pêche fantômes en Amérique du Nord. Il profite aux pêcheuses et pêcheurs qui dépendent d’engins coûteux pour préserver leurs moyens de subsistance. Aujourd’hui, ces personnes tirent parti de connaissances, compétences et technologies nouvelles pour éviter la perte d’engins de pêche. Les engins de pêche fantômes nuisent à la vie marine et aux habitats marins, et un environnement côtier vigoureux profite aux collectivités et aux écosystèmes. Au Mexique, on a renforcé de façon durable la capacité de gestion des engins fantômes à l’échelle locale et nationale. Les mesures prises incluent la formation des pêcheuses et pêcheurs aux pratiques exemplaires de prévention des engins fantômes, l’accréditation des plongeuses et plongeurs pour retirer les engins fantômes des eaux ainsi que la démonstration de l’utilisation efficace de technologies de repérage pour réduire la perte d’engins de pêche. Les membres de 14 coopératives de pêche (y compris plus de 1 200 pêcheuses et pêcheurs de la Basse-Californie du Sud) utilisent désormais des bouées de repérage d’engins de pêche dans leurs pratiques courantes. En réponse à leur succès, d’autres communautés ont été identifiées pour mettre à l’essai de nouvelles initiatives dans l’avenir.
Dans le cadre de ce projet, plus d’une demi-tonne d’engins fantômes nuisibles a été retirée du milieu marin du Mexique, mettant ainsi fin à des années d’effets néfastes. Les pêcheuses et pêcheurs ont également appris à éliminer de manière responsable des engins en fin de vie utile. La récupération de ces engins se fait désormais plus efficacement et de manière à réduire les émissions, et d’autres améliorations sont actuellement à l’étude. On a proposé des solutions pour recycler les types de filets d’utilisation courante dans les pêches commerciales et artisanales au Mexique. Les organismes gouvernementaux et autres parties prenantes qui s’attaquent au problème des engins de pêche fantômes en Amérique du Nord peuvent maintenant utiliser les ressources et données de ce travail pour orienter d’autres mesures.
Contactez-nous
Pour plus d'information sur ce projet ou pour collaborer avec nous, contactez :
Lucie Robidoux
Chef, Écosystèmes





