EJ4Climate: Justice environnementale et résilience climatique

En quoi consiste le programme de subventions EJ4Climate?

La CCE a instauré ce programme de subventions en 2021 afin de financer des projets qui ciblent les collectivités mal desservies et vulnérables, ainsi que les collectivités autochtones du Canada, du Mexique et des États Unis, en vue de de les aider à se préparer à faire face aux répercussions des changements climatiques.

Le programme de subventions EJ4Climate finance directement des organismes communautaires et vise à favoriser la justice environnementale en facilitant la participation et l’autonomisation des collectivités à la recherche de solutions et à l’établissement de partenariats visant à remédier à leur vulnérabilité sur les plans environnemental et sanitaire, notamment en raison des changements climatiques.

Dates limites

  • Réception des propositions » 9 novembre 2023, 17 h, HNE
  • Évaluation des demandes » Novembre 2023 à février 2024
  • Annonce officielle des subventions octroyées » Mars 2024
  • Début de la mise en œuvre des projets » Avril 2024
  • Date maximale de fin des projets » Avril 2026

Stratégie d’autonomisation des collectivités visant à renforcer la résilience face aux événements météorologiques extrêmes en milieu urbain

Dans le cadre du troisième cycle de subventions du programme EJ4Climate, la CCE lance un appel de propositions de projet qui font la promotion de stratégies communautaires visant à favoriser la justice environnementale et la résilience des collectivités face aux répercussions des événements météorologiques extrêmes en milieu urbain. En Amérique du Nord, environ 80 % de la population vit dans des zones urbaines; c’est donc dans ces espaces et dans ce cadre que se matérialisent la plupart des changements climatiques et des mesures destinées à y faire face, mesures qui sont donc susceptibles d’avoir de plus grands impacts.

Dans l’esprit du thème, les projets seront mis en œuvre dans des collectivités surchargées par l’ampleur du problème (de l’anglais overburdened communities) en zone urbaine. Ces stratégies communautaires feront de l’autonomisation un principe de base afin d’aider les collectivités et leurs résidants à exercer une plus grande influence et à appliquer des solutions à long terme en vue de renforcer leur résilience face aux événements météorologiques extrêmes, et de réduire les actuels effets démesurés et néfastes de ceux-ci sur les plans sanitaire, économique et social.



EJ4Climate Cover 2023

Réponse des collectivités au programme de subventions EJ4Climate

Le deuxième cycle du programme EJ4Climate s’est terminé par la sélection de 14 bénéficiaires de subventions représentant un large éventail de collectivités au Canada, au Mexique et aux États-Unis. Le cycle de 2022, qui a reçu plus de 330 propositions, est un bon indicateur de l’importance des programmes qui appuient les collectivités qui ont des préoccupations en matière de justice environnementale dans leurs efforts en faveur de la résilience climatique.

Apprenez-en plus sur les précédents bénéficiaires de subventions EJ4Climate et leurs projets.

EJ4Climate 2022 Projects Map

Concepts généraux

« Même s’il n’existe pas de définition reconnue à l’échelle internationale, la justice environnementale couvre, de manière générale, les engagements équitables et inclusifs de tous les intervenants à l’égard de l’élaboration, de la mise en œuvre et de l’application des lois de l’environnement. Elle fait donc directement référence aux biens liés à l’environnement, par exemple de l’eau et de l’énergie propres et des zones urbaines sûres, ou à la protection contre les pressions environnementales négatives, comme la pollution de l’air et des eaux ou la déforestation (justice distributive). Cela se traduit également par un accès égal au processus décisionnel relatif aux politiques environnementales (justice en matière de procédure). Enfin, on a fait valoir que la justice environnementale devrait également permettre d’obtenir un environnement sain pour tous (justice fondamentale). » [Traduction]1

On entend aussi par justice environnementale « le traitement équitable et la participation significative de toutes les personnes en ce qui concerne l’élaboration, la mise en œuvre et l’application des lois, règlements et politiques environnementaux ». [Traduction]2

Au Mexique, le concept de justice environnementale est de plus vaste portée et implique entre autres des efforts destinés à parvenir à une répartition équitable des avantages et des coûts sur le plan environnemental. La justice environnementale implique l’obtention, dans des délais opportuns, d’une solution juridique à un conflit environnemental donné, compte tenu du fait que tous doivent bénéficier au départ des mêmes conditions d’accès à cette justice.3 Le gouvernement doit promouvoir une équité sociale accrue dans la répartition des coûts et des avantages associés aux objectifs des politiques environnementales.4

1 Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), « Session 7 Environmental justice and empowering women and youth » (Session 7 Justice environnementale et autonomisation des femmes et des jeunes), p. 2, Forum mondial sur l’environnement de 2020 www.oecd.org/env/GFE-Gender-Issues-Note-Session-7.pdf (citations internes omises).
2 www.epa.gov/environmentaljustice
3 https ://www.dof.gob.mx/nota_detalle.php?codigo=5596232&fecha=07/07/2020#gsc.tab=0 (en espagnol seulement)
4 https://www.diputados.gob.mx/LeyesBiblio/pdf/LGEEPA.pdf (en espagnol seulement)

Le terme « collectivités mal desservies » désigne les « populations qui partagent une caractéristique particulière, ainsi que les collectivités géographiques qui se sont systématiquement vues refuser toute possibilité de participer aux aspects de la vie économique, sociale et civile » [traduction], … « y compris les Noirs, les Latino-Américains, les Autochtones et les personnes amérindiennes, les Américains d’origine asiatique, les insulaires du Pacifique et d’autres personnes de couleur, les membres de minorités religieuses, les personnes lesbiennes, homosexuelles, bisexuelles, transgenres et queers (LGBTQ+), les personnes en situation de handicap, les personnes qui vivent dans les régions rurales et les personnes qui subissent les conséquences néfastes de la pauvreté et d’inégalités persistantes » [traduction].5

Voir aussi la définition de la « vulnérabilité au climat » de la Californie, selon son Integrated Climate Adaptation and Resiliency Program (Programme intégré d’adaptation au climat et de résilience climatique).6

« Collectivités surchargées » (de l’anglais overburdened communities) est une terminologie utilisée par l’Environmental Protection Agency (EPA) pour décrire des populations minoritaires, tribales ou autochtones à faible revenu ou lieux géographiques exposés de façon potentiellement démesurée à des dommages et à des risques environnementaux.7

Au Mexique, cette notion désigne les collectivités qui ne possèdent qu’une structure précaire de possibilités, ce qui fait obstacle au plein développement du potentiel humain et qui découle d’un manque d’accès à l’éducation, de la résidence dans des habitations inadéquates, d’un faible revenu monétaire et de la résidence dans des collectivités inadéquates.

On entend par zone urbaine les grandes villes, les villes et les banlieues ou les zones périurbaines qui sont plus vulnérables aux risques environnementaux.

Dans le rapport de 2022 sur les villes dans le monde8, l’ONU-Habitat parle de la méthode d’établissement du degré d’urbanisation, qui offre plus de nuance que la traditionnelle opposition entre « urbain » et « rural », consistant à catégoriser la classification démographique des établissements humains. Au lieu de ces deux catégories, cette approche propose d’analyser des cellules d’un kilomètre carré (1 km2) comme suit :

  1. Grandes villes : établissements comptant au moins 50 000 habitants dans une grappe de cellules à forte densité de population (plus de 1 500 habitants au km2).
  2. Villes : établissements comptant entre 5 000 et 50 000 habitants qui sont soit denses (au moins 1 500 habitants au km2), soit semi-denses (au moins 300 habitants au km2).
  3. Banlieues ou zones périurbaines : cellules faisant partie de grappes urbaines, mais pas d’une ville.

Ce que nous cherchons

Dans le cadre du programme de subventions EJ4Climate, la CCE sollicite des propositions de projet qui poursuivent les objectifs suivants :

Résilience des collectivités

Appuient la résilience des collectivités face aux changements climatiques et aux répercussions liées au climat.

Participation locale

Profitent aux collectivités vulnérables, mal desservies et autochtones, et suscitent une participation significative des résidants locaux.

Résultats concrets

Disposent d’un solide plan de mise en œuvre qui énumère les intervenants, les mesures, les bénéficiaires, les objectifs ainsi que des résultats concrets et mesurables.

Partenariats

Établissent des partenariats, des collaborations ou des liens formels ou informels entre intervenants pertinents.

Contactez-nous

Si vous avez des questions, veuillez contacter :

Coordinatrice des programmes de subventions
514-350-4346