DESCRIPTION DU PROBLÈME

Ce projet vise principalement à promouvoir, dans un cadre théorique et pratique, l’éducation environnementale en complément à une formation pédagogique complète, étant donné que ce thème est abordé de manière superficielle à l’école. La surconsommation des ressources naturelles dans les foyers et les écoles, principalement l’eau et l’électricité, est une habitude qui se transmettra aux prochaines générations, car les enfants d’âge scolaire ne savent pas comment utiliser ces ressources avec modération.

Deux facteurs accentuent ce problème : le faible prix de l’eau dans la région, qui entraîne le gaspillage de cette ressource et la rend plus rare en période de sécheresse, et le prix élevé de l’électricité, la réglementation de ce service public ayant eu un impact énorme sur la population ainsi que les établissements d’enseignement de la région.

En raison notamment de l’évolution de la société, de la mondialisation et du consumérisme, l’obésité infantile, la mauvaise alimentation et le diabète —maladies qui sont directement liées à la (mauvaise) alimentation— ont une incidence néfaste sur une grande partie de la population. Ces maladies sont aussi attribuables à la transformation des terres cultivées en zones d’habitation et à la dépendance de plus en plus grande envers les produits congelés et traités, les charcuteries et les aliments ayant une faible qualité nutritive.

Dans cette perspective, le projet vise à éveiller l’intérêt des élèves et de leurs parents pour la protection, la conservation et l’exploitation rationnelle des ressources naturelles au moyen de techniques écologiques et de pratiques novatrices pour la gestion de ces ressources. Nous souhaitons aussi montrer aux membres de la communauté scolaire (incluant les professeurs et les parents) comment produire leurs propres aliments (fruits et légumes) afin de promouvoir un mode de vie sain et de bonnes habitudes alimentaires et d’améliorer la qualité de vie de la population en général. De plus, le projet associe de manière équilibrée trois facteurs importants, soit le facteur social, le facteur environnemental et le facteur économique; mis ensemble, ils contribueront à la durabilité écologique.

Par ailleurs, le projet servira de modèle et sera reproduit ultérieurement dans toute la zone montagneuse de Texcoco, où se trouvent présentement des collectivités autochtones intéressées et préoccupées par la protection de l’environnement —surtout pour les générations futures—, mais qui ne disposent pas des ressources économiques et techniques nécessaires.

BUTS

Installer trois systèmes photovoltaïques qui produisent au total 600 kWh par mois afin de réduire l’impact économique réel du coût d’électricité; capter les eaux de pluie pendant toute l’année et entreposer jusqu’à 500 m3 d’eau de pluie (eau accumulée par les trois systèmes photovoltaïques) afin de pallier le manque d’eau durant les périodes de sécheresse. On se servira aussi de l’eau pour les sanitaires ainsi que les potagers des trois écoles qui totalisent 400 m2 —potagers qui seraient construits dans le cadre de ce projet—, ce qui permettra aux écoliers d’avoir une alimentation plus saine et éveillera l’intérêt des familles envers la production d’une partie de leurs aliments. Chacun de ces éléments sera mis en œuvre dans trois écoles : une école secondaire, une école primaire autochtone et une école préscolaire autochtone.

PRINCIPALES ACTIVITÉS

Un ensemble de panneaux photovoltaïques préfabriqués sera installé et connecté sur le toit des écoles. Un contrat particulier sera signé avec la CFE (Comisión Federal de Electricidad, Commission fédérale de l’électricité) pour brancher le système au réseau public et intégrer l’énergie produite afin qu’elle soit déduite de la consommation d’énergie de chacune des trois écoles. Pour la collecte et l’acheminement des eaux de pluie, on installera une bordure de brique autour du toit, si celui-ci n’est pas recouvert de tuile; pour les toits recouverts de tuile, on installera une gouttière d’aluminium qui dirigera l’eau jusqu’aux tuyaux (de PVC). Après avoir été filtrée, cette eau passera au réservoir de stockage, qui sera construit en surface. Les potagers seront construits en fonction de l’âge et du niveau scolaire des élèves; on y aménagera des lits d’ensemencement, une zone de compost, des tables de travail (en bois), des sentiers, des affiches de signalisation et des haies; les élèves, les parents et le personnel de chaque école participeront à la construction du potager et à la préparation du sol et du compost et s’occuperont aussi des semences, de la transplantation, de l’entretien et de la récolte.

Pour le système photovoltaïque et de captage des eaux de pluie, les participants recevront une formation sur l’entretien des systèmes et la détection des problèmes les plus courants. Pour les potagers, les participants seront formés et supervisés tout au long de l’année durant les différentes étapes du processus d’élaboration et au cours des six mois suivants, on effectuera l’évaluation nécessaire pour que le potager soit exploité de façon autonome par l’école.

RÉSULTATS

Avec la mise en œuvre de ce projet dans les trois écoles prises en considération, nous souhaitons épargner plus de 50 % du coût de consommation d’électricité, obtenir un taux de captage et d’utilisation des eaux de pluie de plus de 50 % du taux actuel et favoriser une cohabitation harmonieuse entre les écoles et la population de la localité grâce à l’échange d’activités, de produits, d’information et d’expériences résultant de la gestion du potager et des « écotechniques » employées par chaque école.

Les élèves et les parents, après avoir été témoins des bénéfices qu’apportent les techniques et les technologies démontrées et appliquées dans le cadre du projet, seront convaincus qu’il est possible de vivre de façon plus économique et plus saine sur le plan environnemental; ils seront motivés à diffuser ces nouvelles méthodes et, dans la mesure de leurs capacités, et à les mettre en pratique. Les résultats obtenus auront un effet positif sur la diminution de l’empreinte écologique des écoliers : pression moindre sur la nappe phréatique locale, réduction de la consommation d’électricité (une source d’énergie non renouvelable) et amélioration de la qualité de l’alimentation des élèves.

Nous disposerons également d’une mine d’information et d’une bonne expérience qui nous permettra de proposer (dans un proche avenir) ce projet à d’autres localités (ou écoles) de la zone montagneuse de la région Est de l’État de Mexico, après y avoir apporté les corrections et ajouts nécessaires. Ce projet nous permettra de sensibiliser les gens afin qu’ils réduisent leur consommation, préservent les connaissances ancestrales (travail agricole) et utilisent des nouvelles technologies qui réduisent l’empreinte écologique de la population.