Subvention PNAACE

Activités locales visant à atténuer les changements climatiques au sein des collectivités zapotèques situées dans les vallées centrales de l’État d’Oaxaca

Organization: Grupo para Promover la Educación y el Desarrollo Sustentable, A.C.

La mission du Grupo para Promover la Educación y el Desarrollo Sustentable, A.C. (Grupedsac, Groupe pour la promotion de l’éducation et du développement durable) consiste à éduquer et à former les citoyens, et à mener des activités qui contribuent au développement durable des collectivités et des sociétés.

Emplacement géographique : Les municipalités de Coatecas Altas, Ejutla de Crespo et Monjas, (État d’Oaxaca) Les collectivités visées : À Coatecas Altas : Chepeginio, Coatecas Altas et Tepehuaje. À Santa Cruz Monjas : Santa María Velato et Río Anona. À Ejutla de Crespo : El Sauz, La Lobera, Barranca Larga, Yegoseve, Guelaxico, Monte del Toro et El Arrogante Justo Benítez.
Pays : Mexique
Autres organismes qui participent : Propuesta para la Sustentabilidad, A.C.; Sikanda; l’Institut technologique de Sola de Vega; l’Université technologique des vallées centrales d’Oaxaca; Flor y Canto, A.C.; le 2e Centre d’éducation et de formation forestière (Cecfor); l’Institut technologique de la vallée d’Oaxaca; les présidents du conseil des trois municipalités visées; les agents des municipalités participantes.

Actif

©GRUPEDSAC

Contexte

Ce projet vise à répondre aux conséquences de l’inégalité sociale, environnementale et économique prédominante dans les communautés autochtones zapotèques en adoptant une perspective légèrement différente des façons de faire habituelles, à savoir de mettre davantage l’accent sur les femmes des villages concernés, dont la situation s’aggrave parce qu’elles sont pauvres et autochtones. Au cours des six dernières années, les effets des changements climatiques ont mis en péril la biodiversité de la flore et de la faune qui constituent traditionnellement la base de l’alimentation et des modes de vie de ces collectivités, particulièrement des femmes qui y résident. Le manque d’eau (sources rares ou erratiques) et les sécheresses (souvent persistantes) sont de plus en plus fréquents dans la région. À cela s’ajoutent l’érosion du sol et la perte d’habitats d’espèces cruciales pour la survie humaine, dont les abeilles mélipones qui pollinisent les plantes sauvages et cultivées essentielles à la production d’aliments, de médicaments naturels et de bois. Le pâturage des chèvres, très répandu dans la région, accentue le processus de perte du couvert végétal provoqué par des facteurs naturels, comme l’eau et le vent. Malheureusement, de nombreuses espèces végétales à haute valeur nutritive se font de plus en plus rares sur les tables des familles de la région, une situation qui s’est accentuée ces trois dernières années, notamment en raison de l’apparition en très grand nombre de produits industrialisés.

Objectifs

  • Créer une « maison des abeilles mélipones » exploitée par des partenaires qui veillent sur ces pollinisatrices essentielles et les reproduisent.
  • Créer une pépinière de reproduction de bois de reinette (Dodonée visqueuse) et de copal (Bursera copallifera).
  • Créer 50 fermes agroécologiques capables de gérer entièrement une production de petite taille, mises sur pied pour un nombre identique de foyers et exploitées par les femmes participantes.
  • Mettre sur pied 50 exploitations écologiques qui offrent de la formation et des ateliers pratiques aux femmes participantes.
  • Produire 10 000 plants de bois de reinette et de copal dans la pépinière.
  • Protéger et améliorer considérablement la gestion de 25 hectares d’habitat tropical sec.
  • Organiser trois séances de formation autour de trois axes thématiques – le corps, la terre et les territoires – en vue d’instaurer un leadership autochtone au moyen d’ateliers participatifs.
  • Organiser trois rencontres entre les femmes afin d’élaborer un programme collaboratif local pour préserver la biodiversité et répondre aux conséquences des changements climatiques dans les trois municipalités d’Oaxaca.
  • Permettre à 50 femmes de participer activement à titre de gardiennes des semences dans ces trois municipalités.
  • Permettre à 50 femmes de participer à la formulation d’un plan régional de travail sur la biodiversité et la vie.

Principales activités

  • La création et la fourniture de l’équipement d’une « maison des abeilles mélipones » où 50 femmes seront formées à l’élevage complet de ces pollinisatrices, ainsi qu’à la récolte du miel et des sous-produits dérivés de ces abeilles.
  • La création d’une pépinière de reproduction de bois de reinette (Dodonée visqueuse) et de copal (Bursera copallifera).
  • La mise sur pied et l’exploitation de fermes agroécologiques intégrées de petite taille.
  • L’établissement de biofabriques qui soutiennent la préservation du sol grâce à des additifs qui amendent les parcelles des femmes participantes.
  • La production annuelle de 5 000 plants de bois de reinette et de copal.
  • La protection de 25 hectares d’habitat tropical sec par l’entremise d’un processus complet de formation offert à des groupes de femmes.
  • La formation de ces groupes autour de trois axes thématiques – le corps, la terre et les territoires – en vue d’instaurer un leadership autochtone.
  • L’organisation de rencontres entre femmes pour élaborer et mettre en œuvre un programme collaboratif local visant à préserver la biodiversité et à répondre aux conséquences des changements climatiques dans les trois municipalités de l’état d’Oaxaca.
  • La mise en place et le renforcement d’un réseau de gardiennes des semences créoles dans les trois municipalités participantes.
  • L’élaboration d’un plan régional de participation des femmes à la préservation de la biodiversité et de la vie.

Résultats

  • 50 partenaires veillent sur les abeilles mélipones, les reproduisent et possèdent des connaissances sur la gestion complète de leur miel et des sous-produits dérivés.
  • 5 000 plants de bois de reinette (Dodonée visqueuse) et de copal (Bursera copallifera) sont produits (semés et protégés) chaque année, soit 10 000 plants au total durant la mise en œuvre du projet.
  • 50 femmes possèdent une ferme agroécologique établie, qui offre une production intégrée de petite taille et permet d’améliorer l’alimentation des familles et de préserver le sol.
  • 50 femmes, qui ont suivi une formation et ont assisté à des ateliers pratiques afin de renforcer leurs connaissances, disposent d’une exploitation écologique établie.
  • 50 femmes mettent en œuvre et reproduisent des principes de protection de l’habitat par l’entremise d’activités collectives.
  • 50 femmes sont formées, au cours d’ateliers en personne, autour de trois axes thématiques : le corps, la terre et les territoires, en vue d’instaurer un leadership autochtone qui pourra s’étendre au moyen d’ateliers participatifs.
  • 2 000 personnes participent à des rencontres organisées par des femmes pour élaborer un programme collaboratif local visant à protéger la biodiversité et à intervenir à l’égard des changements climatiques dans les trois municipalités de l’État d’Oaxaca.
  • Un réseau renforcé de femmes qui participent activement à ce projet à titre de gardiennes des semences dans ces trois municipalités.
  • Un plan régional de travail établi par les 50 femmes participantes en mettant l’accent sur les droits et l’égalité des genres.