Le Comité consultatif public mixte formule un avis au Conseil des ministres nord-américains de l’Environnement

Cet avis découle de la consultation publique du CCPM sur les cinq nouveaux projets trilatéraux de la CCE.

Montréal, 20 juillet 2021 — Le Comité consultatif public mixte (CCPM) de la Commission de coopération environnementale (CCE) a formulé un nouvel avis au Conseil de la CCE à la suite d’une consultation publique en ligne, tenue en mai et juin 2021, au sujet de cinq nouveaux projets trilatéraux de la CCE.

« L’avis du CCPM au Conseil de la CCE témoigne de notre ferme engagement à faciliter une collaboration étroite du public avec les hauts responsables nord-américains de l’environnement relativement à bon nombre des défis environnementaux les plus cruciaux que nous devons relever. Il est de la plus haute importance de reconnaître que nous tous partageons la même responsabilité, à savoir de veiller à la qualité de notre environnement, notamment de l’air, de la nourriture et de l’eau », a déclaré Pedro Moctezuma Barragán, président du CCPM pour 2021, et éminent économiste et universitaire mexicain.

Le président du CCPM est élu pour un mandat d’un an et cette fonction est exercée à tour de rôle par un représentant du Canada, du Mexique et des États-Unis. M. Moctezuma est notamment un chef de file au sujet des enjeux que suscitent l’eau, l’environnement et les collectivités, et il a publié plus de 60 ouvrages et articles spécialisés.

À la suite de chacune de ses consultations publiques, le CCPM formule un avis au Conseil de la CCE, qui est composé du ministre de l’Environnement et du Changement climatique du Canada, Jonathan Wilkinson, de la ministre du Secretaría de Medio Ambiente y Recursos Naturales (ministère de l’Environnement et des Ressources naturelles) du Mexique, Maria Luisa Albores González, et de l’administrateur de l’Environmental Protection Agency (Agence de protection de l’environnement) des États-Unis, Michael Regan.

Ce nouvel avis au Conseil contient les recommandations générales suivantes qui, le cas échéant, devraient être appliquées dans le cadre de tous les projets :

  • Faire participer des représentants des peuples autochtones et chercher à recourir aux connaissances écologiques traditionnelles (CET) aux stades de l’élaboration et de la mise en œuvre des projets.
  • Prendre en compte les répercussions potentielles des changements climatiques dans le cadre de leur évaluation et au cours de la conception d’outils et de solutions.
  • Prévoir la collaboration de tous les intervenants pertinents, dont des représentants du secteur privé, afin d’avoir un tableau plus complet des activités, des enjeux et des défis en cours, et permettre ainsi de trouver des solutions globales et de mobiliser des ressources en vue de maximiser l’incidence des projets.
  • Promouvoir des campagnes de formation et de sensibilisation à grande échelle afin de mieux conscientiser la population aux enjeux sur lesquels portent les projets, et de proposer des solutions, notamment des mesures que l’on peut prendre individuellement afin de s’attaquer à ces enjeux.
  • Donner lieu à un examen de leur portée et de leur budget afin de s’assurer que ces projets permettront d’atteindre les objectifs établis.

Le CCPM est composé de neuf citoyens bénévoles (trois de chaque pays) et il formule des avis au Conseil sur toute question qui entre dans le champ d’application de l’Accord de coopération environnementale entré en vigueur le 1er juillet 2020. Tout au long de l’année, les membres du CCPM se réunissent à différents endroits en Amérique du Nord, en général parallèlement à des activités de la CCE.

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