Communiqué

Le Comité consultatif public mixte de la CCE formule des recommandations aux ministres nord‑américains de l’Environnement en matière de justice environnementale et de changements climatiques

Les recommandations du CCPM portent sur la justice environnementale et les répercussions connexes des changements climatiques.

Montréal, le 8 novembre 2021—Le Comité consultatif public mixte (CCPM) de la Commission de coopération environnementale (CCE) a transmis un nouvel avis au Conseil de la CCE à la suite de la réunion et de la table ronde avec des jeunes qu’il a organisées parallèlement à la XXVIIIe session annuelle du Conseil.

Durant cette session, qui s’est déroulée virtuellement les 9 et 10 septembre 2021, le Conseil a invité des spécialistes de la gestion durable des ressources, de la planification des catastrophes et de l’atténuation de leurs effets, ainsi que du droit et de la gouvernance en développement durable, à participer à une consultation publique consacrée aux solutions en matière de justice environnementale et de changements climatiques.

L’avis du CCPM fait valoir que les changements climatiques ne constituent pas uniquement un enjeu sur le plan environnemental, car ils sont également liés au logement, à l’économie, aux investissements dans les infrastructures, à la santé publique, à l’éducation et à d’autres enjeux socioéconomiques interdépendants. Comme l’a indiqué Justin Onwenu, le représentant des jeunes durant la session du Conseil, « il s’agit d’instaurer une démocratie saine, d’enseigner en quoi consistent les changements climatiques, d’offrir l’espace voulu à tous les citoyens afin qu’ils puissent travailler de concert avec les gouvernements, et de s’assurer que leur voix est entendue lors des discussions sur les solutions à adopter ».

« Les spécialistes et les membres du public savent très bien que les solutions destinées à lutter contre les changements climatiques doivent prendre en considération la justice environnementale et les répercussions disproportionnées de ces changements sur les collectivités vulnérables et mal desservies, a déclaré Pedro Moctezuma Barragán, le président du CCPM pour 2021, qui est un universitaire et un économiste mexicain renommé. Dans l’avis qu’il a transmis au Conseil de la CCE, le CCPM constate l’interdépendance entre les enjeux environnementaux et sociaux, et réaffirme à quel point il est important de renforcer la résilience des collectivités. »

Le CCPM mobilise le public à l’échelle de l’Amérique du Nord à propos d’enjeux environnementaux qui nécessitent des mesures urgentes, et conseille les ministres de l’Environnement du Canada, du Mexique et des États-Unis après chaque consultation publique en fonction des opinions que formulent les intervenants, les spécialistes de l’environnement et de l’industrie, et les membres du public.

S’appuyant sur la plus récente consultation publique tenue parallèlement à la session du Conseil de cette année, le CCPM a fait les recommandations suivantes aux ministres nord-américains de l’Environnement :

  • Relever et diffuser les pratiques exemplaires visant à ce que les politiques, les programmes et les activités des gouvernements prennent en compte les changements climatiques et la justice environnementale.
  • Trouver et diffuser des études de cas mettant en évidence les mesures prises par les collectivités vulnérables et mal desservies pour renforcer leur résilience.
  • Soutenir le renforcement des capacités des collectivités vulnérables, mal desservies et autochtones.
  • Soutenir la sensibilisation aux changements climatiques par la diffusion de connaissances au sein des collectivités vulnérables, mal desservies et autochtones.
  • Soutenir et favoriser l’instauration de lois et de politiques nationales sur les changements climatiques et la justice environnementale.
  • Encourager le perfectionnement professionnel et la participation des jeunes nord-américains aux activités de la CCE.

Le Comité consultatif public mixte est composé de neuf citoyens, soit trois de chaque pays (le Canada, le Mexique et les États-Unis), qui formulent des avis au Conseil sur une grande diversité de questions environnementales entrant dans le champ d’application de l’Accord de coopération environnementale.

 

Qui sommes-nous?

Les gouvernements du Canada, du Mexique et des États-Unis ont établi la Commission de coopération environnementale (CCE) en 1994 en vertu de l’Accord nord-américain de coopération dans le domaine de l’environnement, à savoir l’accord parallèle à l’Accord de libre-échange nord-américain en matière d’environnement. Cependant, à compter de 2020 et conformément au nouvel Accord Canada‒États-Unis‒Mexique (ACEUM), elle sera désormais régie par l’Accord de coopération environnementale (ACE). La CCE constitue un organisme qui rassemble un éventail d’intervenants issus du grand public, de peuples autochtones, des jeunes, d’organisations non gouvernementales, du milieu universitaire et du domaine des affaires en vue de trouver des solutions qui permettent de protéger l’environnement que partagent les trois pays nord-américains, mais tout en favorisant un développement économique durable au profit des générations actuelles et futures.

La CCE réalise ses activités grâce au soutien financier du gouvernement du Canada, par l'entremise du ministère de l’Environnement et du Changement climatique, du gouvernement du Mexique, par l'entremise du Secretaría de Medio Ambiente y Recursos Naturales (ministère de l'Environnement et des Ressources naturelles), et du gouvernement des États-Unis, par l'entremise de l'Environmental Protection Agency (Agence de protection de l'environnement).

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