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Communiqué

Trois pays, un environnement commun : Lors de la COP 27, le Canada, le Mexique et les États-Unis annoncent les détails d’un nouveau projet nord-américain sur l’adaptation aux changements climatiques

Charm el-Sheikh (Égypte), 10 novembre 2022 — La Commission de coopération environnementale (CCE) et son Conseil, composé des hauts responsables de l’environnement en Amérique du Nord, ont dévoilé aujourd’hui avec fierté les détails d’un nouveau projet sur l’adaptation aux changements climatiques en Amérique du Nord.

Des représentants du Canada, du Mexique et des États-Unis, ainsi qu’une membre du Comité consultatif public mixte (CCPM) de la CCE, Felicia Marcus, actuellement titulaire d’une bourse de recherche à la Stanford University et militante pour le droit d’accès à l’eau, et la dirigeante autochtone et collaboratrice de la CCE, Kerry-Ann Charles, de la Première Nation Chippewa de l’île Georgina, se sont réunis au pavillon du Canada, lors de la 27e Conférence des Parties (COP27) tenue à Charm el-Sheikh, en Égypte, afin de commémorer près de trente ans de coopération environnementale en Amérique du Nord grâce à la CCE, et d’accélérer le rythme des mesures de lutte contre les changements climatiques à l’échelle continentale.

Le directeur exécutif de la CCE, Jorge Daniel Taillant, a fait cette annonce du projet au cours d’une rencontre tenue parallèlement à la COP27, afin de montrer de quelle manière le Canada, le Mexique et les États‑Unis travaillent de concert, à l’échelle continentale, en vue de protéger l’environnement, notamment en promouvant des solutions plus efficaces d’adaptation aux changements climatiques qui tiennent compte des connaissances écologiques autochtones et favorisent la justice environnementale.

Le Canada, le Mexique et les États-Unis accordent la priorité à l’adaptation aux changements climatiques, en particulier pour le bien de ceux qui sont les plus vulnérables et les plus mal desservis, ainsi qu’à l’atténuation efficace des émissions des gaz à effet de serre les plus puissants. Dans l’esprit de cette priorité, en novembre dernier, lors du Sommet des dirigeants nord-américains, les trois pays ont annoncé leur intention de mettre collectivement sur pied, sous l’égide de la CCE, un projet continental d’adaptation aux changements climatiques afin d’améliorer les systèmes d’alerte précoce en cas d’événements extrêmes et de promouvoir d’autres solutions d’adaptation à ces changements. En juillet dernier, lors de la session annuelle du Conseil de la CCE, les trois gouvernements ont réaffirmé qu’il était urgent de s’attaquer aux problèmes que posent les répercussions dévastatrices des changements climatiques en ce qui concerne le bien-être des collectivités du continent les plus vulnérables, et ils se sont engagés à injecter un million de dollars canadiens dans ce projet conjoint.

Grâce à la coordination continentale des activités d’intendance de l’environnement et de collaboration dans la lutte contre les changements climatiques, le Canada, le Mexique et les États-Unis visent à renforcer la résilience aux changements climatiques, à mieux préparer les collectivités, et à renforcer les capacités de réagir aux événements extrêmes à l’échelle locale et nationale. Les efforts déployés sur le continent afin de promouvoir les mesures d’adaptation aux changements climatiques ont un caractère prioritaire pour les quelque 500 millions de Nord-Américains confrontés à une crise climatique qui prend de plus en plus d’ampleur, et ces efforts revêtent une grande importance pour les collectivités qui sont les plus mal desservies et les plus vulnérables à ces changements.

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Citations

« Que ce soit au Canada, en Amérique du Nord ou dans le monde entier, nous subissons déjà les effets dévastateurs des changements climatiques, notamment des épisodes de chaleur extrême, l’élévation du niveau de la mer, de violents phénomènes météorologiques, des sécheresses prolongées, de très fortes inondations, des feux de forêt ravageurs et l’érosion côtière. Cette décennie est déterminante pour la mise en œuvre d’ambitieuses mesures climatiques, car nous sommes engagés dans une course contre la montre visant à atteindre l’objectif de limiter le réchauffement de la planète à 1,5 oC, tout en appliquant des solutions intégrées pour remédier à la crise que subit la biodiversité. Alors que nous cherchons à éviter les pires effets des changements climatiques ainsi qu’à conserver et à protéger la nature, les partenariats avec les peuples autochtones et la prise en compte accrue de leurs points de vue et de leurs connaissances écologiques traditionnelles demeurent des éléments essentiels de notre stratégie nationale et continentale. »
— Steven Guilbeault, ministre de l’Environnement et du Changement climatique du Canada.

« Nous sommes arrivés à un moment crucial de l’histoire de l’humanité, et il n’y a plus de temps à perdre. Nous devons agir de toute urgence pour ralentir le réchauffement planétaire avant d’atteindre des points de bascule et une intensification de la catastrophe climatique qui seront irréversibles. Nous devons le faire tout en déterminant et en priorisant les besoins de ceux qui subissent les pires répercussions des changements climatiques. Il est essentiel de prendre rapidement des mesures à la fois vigoureuses et efficaces pour réduire les polluants atmosphériques les plus intenses, comme le méthane, le carbone noir et d’autres super-polluants, et d’adopter des stratégies de décarbonisation, mais aussi des stratégies d’adaptation qui permettront de prévenir et de réduire les répercussions climatiques que subissent les plus vulnérables. Nous devons faire tout ce qui est en notre pouvoir pour que la température diminue, afin qu’elle permette à la nature de s’épanouir et aux générations actuelles et futures de vivre plus confortablement, plus durablement et plus équitablement. C’est maintenant qu’il faut agir! »
— Jorge Daniel Taillant, directeur exécutif de la Commission de coopération environnementale (CCE).

Three Countries One Environment

Qui sommes-nous?

Les gouvernements du Canada, du Mexique et des États-Unis ont établi la Commission de coopération environnementale (CCE) en 1994 en vertu de l’Accord nord-américain de coopération dans le domaine de l’environnement, à savoir l’accord parallèle à l’Accord de libre-échange nord-américain en matière d’environnement. Or, depuis 2020 et conformément au nouvel Accord Canada‒États-Unis‒Mexique (ACEUM), elle est désormais régie par l’Accord de coopération environnementale (ACE). La CCE rassemble un éventail d’intervenants issus du grand public, de peuples autochtones, des jeunes, d’organisations non gouvernementales, du milieu universitaire et du domaine des affaires en vue de trouver des solutions qui permettent de protéger l’environnement que partagent les trois pays nord-américains, mais tout en favorisant un développement économique durable au profit des générations actuelles et futures.

La CCE réalise ses activités grâce au soutien financier du gouvernement du Canada, par l'entremise du ministère de l’Environnement et du Changement climatique, du gouvernement du Mexique, par l'entremise du Secretaría de Medio Ambiente y Recursos Naturales (ministère de l'Environnement et des Ressources naturelles), et du gouvernement des États-Unis, par l'entremise de l'Environmental Protection Agency (Agence de protection de l'environnement).

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