Les Georgia Barrier Islands deviennent le 100e site du RRORHO

Ce communiqué de presse a été publié à l’origine sur le site Web du Réseau de réserves pour les oiseaux de rivage dans l’hémisphère occidental

Le 21 octobre 2017, le Conseil hémisphérique du Réseau de réserves pour les oiseaux de rivage dans l’hémisphère occidental (RRORHO) a approuvé à l’unanimité la désignation des Georgia Barrier Islands (États-Unis) comme Paysage revêtant une importance hémisphérique. Les Georgia Barrier Islands deviennent donc le 100e site classé du RRORHO.

Des résidents, des groupes de conservation et des élus de la Géorgie se sont réunis pour célébrer l’annonce. Le sénateur de la Géorgie Johnny Isakson a déclaré que « la désignation de ‘Paysage revêtant une importance hémisphérique’ par le Réseau de réserves des oiseaux de rivage de l’hémisphère occidental est une autre marque de reconnaissance de la côte de la Géorgie et facilitera le maintien des mesures de conservation dans la région. Je félicite tous ceux et celles qui ont aidé à protéger les îles et les habitats naturels de la Géorgie. »

Les Georgia Barrier Islands ont été désignées Paysage du RRORHO parce qu’elles abritent plus de 30 % de la population biogéographique de la sous-espèce rufa du bécasseau maubèche (Calidris canutus) et de la population nicheuse des Grands Lacs du pluvier siffleur (Charadrius melodus circumcinctus). Selon une étude de nouvelles observations de bandes, la population de bécasseaux maubèches rufa en transit vers le sud a été évaluée à 23 400 oiseaux; jusqu’à 13 775 oiseaux ont été dénombrés dans le secteur durant la migration vers le nord. La région abrite également plus de 10 % des populations biogéographiques d’huîtriers d’Amérique (Haematopus palliatus) (120 couples nicheurs, 1 200 individus hivernants), de bécassins roux (Limnodromus griseus) (dénombrement maximal de 14 608 individus) et de pluviers argentés (Pluvialis squatarola) (10 364 au milieu de l’hiver). Parmi les autres caractéristiques notables, mentionnons le fait que la région accueille un des plus grands rassemblements printaniers de courlis corlieu en Amérique du Nord et qu’un nombre impressionnant d’une foule d’espèces d’oiseaux de rivage y hivernent.

Le nouveau paysage du RRORHO abrite divers habitats importants pour les oiseaux de rivage, incluant des plages et des dunes insulaires, des bancs de sable extracôtiers et de vastes laisses de sable et vasières exposées à marée basse. Le nombre de ruisseaux naturels constitue l’une des caractéristiques les plus remarquables du paysage. Toutes les côtes des îles côté terre abritent de vastes marais salés qui servent d’habitat d’alimentation pour les oiseaux de rivage pendant toute l’année.

« Comme partenaire fédéral du processus de désignation, nous reconnaissons la valeur des divers habitats de la Géorgie pour la protection des humains et des espèces sauvages, a fait savoir Chuck Hayes, de l’U.S. Fish and Wildlife Service (F&WS, Service des pêches et de la faune des États-Unis), Savannah River Complex. Le F&WS est voué à la protection des habitats dont ces espèces ont besoin pour survivre. »

Les îles de la Géorgie appartiennent à un groupe d’entités publiques et privées qui en assurent la gestion, et nombre d’entre eux ont contribué au processus de désignation du RRORHO. La Georgia Shorebird Alliance (GSA, Alliance de la Géorgie pour les oiseaux de rivage), qui regroupe de biologistes, des gestionnaires fonciers et des organisations vouées à la protection des oiseaux de rivage de la Géorgie, a présenté le dossier de désignation, qui est soutenu par les membres de la GSA, incluant le National Parks Service (Cumberland Island National Seashore, Fort Pulaski National Monument), l’US Fish and Wildlife Service (Savannah Coastal Refuges Complex) et Little Cumberland Island, qui appartient à des intérêts privés, St. Catherine’s Island, Little St. Simons Island et Cannon’s Point Preserve and Musgrove Preserve, dans la St. Simons Island. Globalement, ce sont 79 709 acres (32 257 hectares) qui sont inclus dans la désignation de Paysage du RRORHO.

« Quiconque connaît et a à cœur la faune et les paysages terrestres et aquatiques de l’État peut se réjouir de la reconnaissance du RRORHO, a fait savoir Brad Winn, ancien directeur de programme à la Coastal Nongame Conservation Section (Section de la conservation d’espèces côtières non considérées comme gibier) du Georgia Department of Natural Resources (Département des ressources naturelles de la Géorgie) et actuel directeur de la gestion de l’habitat des oiseaux de rivage de Manomet (organisme sans but lucratif qui fait la promotion de meilleures méthodes de conservation, du développement durable des entreprises et de l’éducation scientifique, et qui abrite le bureau de direction du RRORHO). « Les résidents d’Atlanta qui ont une résidence secondaire à Richmond Hill, les pêcheurs et chasseurs qui se rendent dans le Macintosh County depuis des décennies et les touristes new-yorkais qui passent quelques semaines à Jekyll Island ont tous de quoi être fiers de cette reconnaissance convoitée. Les chefs d’entreprise, les propriétaires fonciers, les offices de tourisme et les amants de la nature doivent tous célébrer le fait que la côte de la Géorgie offre un habitat à de nombreux oiseaux de rivage que nous pouvons tous apprécier. »

Avec l’ajout du site de Georgia Barrier Islands, le RRORHO compte désormais 100 sites dans 15 pays et dont la superficie de l’habitat des oiseaux de rivage dans les Amériques totalise 36,9 millions d’acres (15 millions d’hectares). Georgia Barrier Islands n’est que le 3e Paysage du RRORHO et le 1er à inclure un site existant du RRORHO, l’Altamaha River Delta, qui a été désigné site du RRORHO revêtant une importance régionale en 1999 du fait qu’il abrite plus de 20 000 oiseaux de rivage.

Le processus de désignation des Georgia Barrier Islands s’inscrivait dans le cadre d’un plus vaste projet nord-américain de l’Initiative sur les oiseaux migrateurs de l’Arctique (IOMA), dirigée par la Commission de coopération environnementale (CCE). L’IOMA a permis d’identifier et de désigner des sites importants pour le bécasseau maubèche (sous-espèces rufa et roselaari) et le bécasseau semi-palmé (Calidris pusilla), et de faire participer les collectivités locales à la conservation des oiseaux de rivage qui nichent dans l’Arctique.

« Notre côte est unique au monde, a affirmé Megan Desrosiers, PDG de One Hundred Miles, l’organisme sans but lucratif de la Géorgie qui a parrainé la nomination. L’annonce faite aujourd’hui confirme au reste de la planète ce que nous savons déjà en Géorgie : nos 100 milles de côte sont une merveille du monde dont nous pouvons être fiers et qui méritent d’être protégés. Je suis honorée de travailler avec les propriétaires fonciers, les gouvernements et les organismes qui œuvrent à la conservation des habitats les plus importants de la planète. »